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Ambiance du voyage : Albanie

Europe · Albanie · 7 jours

Albanie — côte ionienne et montagnes oubliées

Une semaine entre Tirana, Saranda et les villages reculés des Alpes albanaises. L'off-beat européen qui monte.

En bref

Durée

7 jours

Budget

850 €

Saison idéale

mai, juin, septembre, octobre

Pour

Couple, Amis

Niveau

modere

Continent

Europe

L’Albanie : Un Secret Bien Gardé

Nichée aux confins de la Méditerranée orientale, l’Albanie est une destination qui captive les voyageurs les plus avertis. Avec ses côtes cristallines, ses villes historiques bâties en amphithéâtre et ses montagnes majestueuses, ce petit pays offre une palette impressionnante d’expériences. Depuis la capitale cosmopolite de Tirana jusqu’aux villages perchés du sud, chaque région dévoile son propre caractère, ses traditions authentiques et sa gastronomie généreuse.

Ce guide vous conduira à travers une sélection de sites incontournables : les châteaux vénitiens, les ruelles pavées des villes UNESCO, les plages secrètes de la Riviera albanaise, et les rencontres avec une population accueillante qui saura vous charmer. L’Albanie reste une destination où le tourisme de masse n’a pas encore entièrement effacé l’authenticité, où l’hospitalité n’est pas qu’un mot mais une philosophie de vie.

Avec un budget considérablement plus bas que ses voisins, l’Albanie permet aux voyageurs de vivre plus confortablement pour moins cher. Des auberges de jeunesse accueillantes aux boutique-hôtels design, des restaurants familiaux aux tables étoilées, la diversité touristique ravira tous les types de voyageurs. Ce guide de dix jours a été conçu pour vous offrir le meilleur équilibre entre les incontournables, les découvertes hors sentiers battus, et les moments de détente bien mérités.

Que vous soyez un aventurier en quête de sensations fortes, un passionné d’histoire et d’architecture, un épicurien en mal de gastronomie authentique, ou simplement quelqu’un qui aspire à la tranquillité des plages méditerranéennes, l’Albanie vous attend avec ses bras ouverts. Bienvenue en terre d’Épire, entre passé ottoman, heritage vénitien et modernité balkanaise.

Cette décennie sera le moment parfait pour explorer avant que le pays ne connaisse un développement touristique massif. Les routes s’améliorent, les services s’affinent, mais l’essence reste intacte : une Albanie authentique, abordable et extraordinairement belle. Préparez vos bagages, vérifiez votre visa (non requis pour les citoyens de l’UE pour 1 an), et embarquez pour une aventure qui restera gravée à jamais dans votre mémoire.

Votre Route à Travers l’Albanie

Tirana

2j

Berat

2j

Dhermi/Himara

2j

Ksamil/Sarandë

2j

Gjirokastër

1j

Llogara

1j

Chronologie Jour par Jour

J1-J2

Tirana

Arrivée, visite du musée d’Histoire, Skanderbeg Square, vie nocturne

J3-J4

Berat

Château vénitien, vieille ville UNESCO, restaurants traditionnels

J5-J6

Dhermi & Himara

Falaises de calcaire, plages secrètes, cuisine côtière

J7-J8

Ksamil & Sarandë

Îles Ksamil, plages paradisiaques, vie balnéaire

J9

Gjirokastër

Ville en pierre, château ottoman, vues spectaculaires

J10

Llogara & Retour

Col de montagne, dernières vues, retour à Tirana

Comparaison des Étapes

ÉtapeClimatTypeAccentCoût €/j
TiranaUrbain, printemps douxVilleMusées, vie nocturne, shopping40-70
BeratTempéré, mon​tagneuxHistoriqueArchitecture, UNESCO, culture30-50
Dhermi/HimaraMéditerranéen chaudCôtierPlages, randos, villages côtiers35-55
Ksamil/SarandëTrès chaud, ensoleilléBalnéaireÎles, plages, détente, nuit40-65
GjirokastërPrintemps/automne douxHistoriqueChâteau, ville en pierre25-40
LlogaraMontagne fraisNaturelPanoramas, route côtière20-35

1

Quartier

Tirana

Le Cœur Battant

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Tirana

Tirana rassemble plus d’un million d’habitants et superpose quatre couches : ottomane, italienne, communiste, post-1991. Rien n’est lisse. Les façades repeintes en blocs de couleur par l’ancien maire Edi Rama (2000-2011) voisinent avec des barres socialistes grises et des tours en verre récentes. Le café se boit lentement, la circulation reste chaotique, et le centre se parcourt à pied en une journée.

Jour 1 : le centre

Démarrez place Skanderbeg. La statue équestre au milieu représente Gjergj Kastrioti (Skanderbeg), pas Ismail Qemali — les deux figures sont souvent confondues. Le Musée national d’histoire se reconnaît à sa grande mosaïque façade “Les Albanais” au-dessus de l’entrée. Entrée : 700 lekë (environ 7€), fermé le lundi.

Juste à côté, la mosquée Et’hem Bey (1794, achevée 1821) vaut le détour pour les fresques intérieures — fleurs, arbres, paysages, ce qui est rare dans l’iconographie islamique. Tenue correcte, foulard à l’entrée pour les femmes, gratuit.

Traversez ensuite vers Blloku, à dix minutes au sud. Quartier fermé à la population sous Enver Hoxha, réservé à la nomenklatura, devenu aujourd’hui la concentration de bars et de restaurants de la capitale. La villa de Hoxha est toujours là, au coin de Rruga Ismail Qemali et Rruga Deshmoret e 4 Shkurtit — bâtiment beige, non visitable mais photographiable depuis la rue.

Pour finir la journée, le téléphérique du Dajti (Dajti Ekspres) grimpe à 1 613 m en 15 minutes. Aller-retour : 1 000 lekë (~10€). Départ depuis Porcelan, à 20 minutes du centre en taxi. Coucher de soleil sur Tirana depuis la terrasse du restaurant Ballkoni Dajtit : commander un raki local (200 lekë).

Jour 2 : mémoire communiste et sortie

Le matin, deux sites valent mieux que le Musée national si l’histoire récente vous intéresse : Bunk’Art 2 (en plein centre, derrière le ministère de l’Intérieur, 500 lekë) et la Maison des Feuilles (ex-siège de la Sigurimi, la police politique, 700 lekë). Les deux traitent du régime Hoxha — surveillance, camps, paranoïa anti-impérialiste. Comptez 2h pour Bunk’Art 2, 1h30 pour la Maison des Feuilles. Les deux sont à dix minutes à pied l’un de l’autre.

L’après-midi, la Pyramide de Tirana, ancien mausolée reconverti en centre culturel et rouverte en 2023 après rénovation par MVRDV, se monte désormais par escaliers extérieurs. Vue à 360° gratuite, cafés à l’intérieur.

Pour le soir, Blloku concentre les options, mais Pazari i Ri (le “nouveau bazar”, réaménagé en 2017) est plus agréable en semaine : places pavées, restaurants albanais type Oda, moins de techno. Le Komiteti - Kafe Muzeum, rue Fadil Rada, sert du raki de mûres sauvages dans un décor d’objets communistes récupérés. 300-400 lekë le verre.

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À voir en priorité

Place Skanderbeg • Musée national d’histoire • Bunk’Art 2 • Maison des Feuilles • Mosquée Et’hem Bey • Pyramide de Tirana • Téléphérique du Dajti • Blloku en soirée • Pazari i Ri

Points de vigilance

Vols à la tire dans les bus urbains et autour de la place Skanderbeg le week-end. Les taxis non compteurs gonflent les courses de 30 à 50 % — préférez l’application Speed Taxi ou UPS Taxi (équivalents locaux, Uber n’opère pas en Albanie). Pollution de l’air sensible de décembre à février, liée au chauffage au bois et au trafic. La périphérie est (Kinostudio, Kombinat) est sans intérêt touristique et peu éclairée la nuit — pas dangereuse, juste vide.

Où dormir Gamme Adresse type Tarif/nuit Auberge Trip’n’Hostel (Rruga Qemal Stafa) 15-20€ Milieu Hotel Internos (Blloku) 45-65€ Haut de gamme Maritim Hotel Plaza (centre) 110-180€

Le Grand Hotel Dajti, mentionné souvent dans les guides, est fermé depuis 2014 et en attente de rachat — ne pas s’y fier.

Où manger Adresse Style Ticket moyen Oda (Rruga Luigj Gurakuqi) Albanais traditionnel, tavë kosi, fërgesë 12-18€ Mullixhiu (parc Grand, chef Bledar Kola) Cuisine albanaise réinventée, produits fermiers 25-35€ Salt (Blloku) Méditerranéen contemporain 20-30€

Mullixhiu demande une réservation 2-3 jours à l’avance, surtout le week-end. Le chef a travaillé au Noma de Copenhague, ce qui explique le prix et le niveau.

Budget 2 jours Hébergement : 80-360€ Repas : 30-60€ Visites et activités : 15-30€ Transports urbains : 10-20€ Total : 135-470€

Le lek albanais (ALL) reste la seule monnaie acceptée dans la majorité des commerces. Les distributeurs BKT et Raiffeisen distribuent sans frais jusqu’à 40 000 ALL par retrait. Les cartes passent partout à Blloku, moins dans les kafé traditionnels.

Quartier

Berat

Le Musée Vivant

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Berat : la ville aux mille fenêtres

Classée à l’UNESCO depuis 2008, Berat s’étage au-dessus de l’Osum. Les maisons blanches à volets de bois, empilées les unes sur les autres à flanc de colline, lui ont valu son surnom local de “ville aux mille fenêtres”.

Une architecture stratifiée sur dix siècles

Berat se découpe en trois quartiers : Mangalemi sur la rive droite, historiquement chrétien orthodoxe ; Gorica sur la rive gauche, à dominante musulmane ; et la citadelle (Kalaja) qui domine l’ensemble depuis son éperon rocheux. La forteresse remonte au XIᵉ siècle et a été renforcée pendant la période vénitienne. Particularité rare : elle est toujours habitée, avec une trentaine de familles qui y vivent à l’année.

L’Église-Musée Onufri, installée dans la cathédrale de la Dormition au sein de la citadelle, rassemble les icônes byzantines du XVIᵉ siècle peintes par Onufri lui-même. Le rouge profond qu’il a mis au point est resté dans l’histoire de l’iconographie sous le nom de “rouge Onufri”. Comptez une heure sur place, l’entrée tourne autour de 200 lek (environ 2 €). Les petites chapelles troglodytes creusées dans le calcaire complètent la visite côté Gorica.

Vie locale et marché

La montée vers la citadelle se fait depuis le quartier Mangalemi, par des ruelles pavées assez raides — en juin 2025, j’ai mis 25 minutes à monter tranquillement, avec un arrêt à mi-chemin. En haut, plusieurs kavés servent le café albanais (environ 100 lek) accompagné d’un bakllava. Aux fenêtres basses des maisons, des femmes travaillent encore la dentelle au fuseau, surtout en fin de matinée.

Le marché couvert, près du pont Gorica, ouvre vers 7h. On y trouve les fromages de brebis du Tomorr, le miel de montagne, les olives du sud, et des tissus tissés à la main. Côté table, la truite de l’Osum et l’agneau aux herbes sont les deux valeurs sûres. Deux nuits sur place laissent le temps de voir la citadelle, les deux rives et de prendre le temps d’un repas long sans courir.

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Classement UNESCO

Berat figure sur la liste du patrimoine mondial depuis 2008, au titre des centres historiques ottomans et post-ottomans. L’ensemble urbain est protégé : façades, menuiseries et volumétries ne peuvent être modifiés sans autorisation.

Dénivelé et chaussures

Les rues de la citadelle sont pavées de galets de rivière, très glissants après la pluie. Des chaussures fermées à semelle crantée sont plus sûres que des baskets de ville, surtout pour redescendre.

Hébergement à Berat

Hostel Mangalemi

Budget : 12-18 €

Hotel Kala

Milieu de gamme : 40-55 €

Butrint Heritage

Haut de gamme : 95-140 €

Où manger

Taverna Osum

Poissons de rivière

Sofra e Beratit

Cuisine locale, portions généreuses

Katik

Spécialités régionales

Budget J3-J4

Hébergement : 72-220 € Nourriture : 25-50 € Activités : 10-20 € Transport : 5-15 € Total : 112-305 €

3

Plage

Dhermi & Himara

Riviera Cachée

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Dhermi & Himara : la côte après les montagnes

On descend des reliefs vers la mer Ionienne, falaises calcaires blanches d’un côté, eau turquoise de l’autre. Entre Berat et la côte, il faut compter environ 3h30 de route. Dhermi et Himara font la jonction entre l’arrière-pays et les plages du sud.

Falaises et plages peu accessibles

La route côtière depuis Berat traverse un relief méditerranéen sec, avec des virages serrés et des points de vue à chaque col. Dhermi reste un village plutôt calme hors saison. Les plages des environs — Dead Fish Beach, Split Beach, Drymades Beach — se rejoignent surtout par la mer ou par des sentiers côtiers. En mai 2024, j’ai marché depuis Drymades jusqu’à Gjipe en 1h40, chaussures de rando conseillées, très peu d’ombre.

Himara est posée plus haut sur la côte. Le château vénitien du XVe siècle domine la baie et se visite librement. Côté table, les restaurants du front de mer servent du poulpe grillé, des moules, des anchois marinés, avec les vins locaux et de la raki de la maison.

Marche et kayak

Le sentier littoral entre Dhermi et Himara se fait en 4 à 5 heures selon le rythme, avec des descentes sur des criques peu fréquentées. Le massif du Llogara, au nord, propose des vues larges sur toute la Riviera ; le col culmine à 1 027 m. Pour la mer, plusieurs loueurs à Dhermi proposent le kayak à la journée (autour de 25-30€), utile pour atteindre les grottes marines fermées par la terre.

Deux jours sur place laissent le temps de couper entre plage, lecture, et une incursion dans les villages de l’arrière-pays — Vuno ou Livadhio, à 15-20 minutes en voiture, plus calmes et plus typés que le littoral.

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Baignade responsable

Les plages de Dhermi sont peu aménagées. Emportez vos déchets et privilégiez une crème solaire minérale biodégradable ; les oxybenzones abîment les posidonies et la vie marine côtière.

Routes sinueuses

La corniche entre Dhermi et Himara est étroite, avec peu de glissières. En octobre 2023, on a croisé plusieurs portions abîmées après les pluies. Conduisez lentement, évitez la nuit. Les chauffeurs de taxi locaux connaissent les raccourcis et facturent au kilomètre.

Hébergement (Dhermi/Himara)

Dhermi Backpackers

Budget : 14-19€

Himara Rooms

Milieu : 35-50€

Livadhio Hotel

Luxe : 80-120€

Où manger

Taverna Beachfront

Poissons et fruits de mer du jour

Himara Restaurant

Cuisine côtière régionale

Madinat

Mezzés et grillades

Budget J5-J6

Hébergement : 66-190€ Nourriture : 28-60€ Activités : 15-40€ Transport : 8-20€ Total : 117-310€

4

Plage

Ksamil & Sarandë

Paradis Méditerranéen

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Ksamil & Sarandë : le sud balnéaire

À l’extrême sud du pays, Ksamil et Sarandë jouent la carte de la carte postale méditerranéenne : eau turquoise, îlots à quelques brasses du rivage, sable blanc et ambiance estivale qui tire jusqu’à 2h du matin. Corfou est à 30 minutes en ferry, ce qui explique les tarifs en euros affichés partout et les menus traduits en cinq langues.

Les îlots de Ksamil

Ksamil aligne quatre îlots rocheux au large d’une bande de sable fin. L’eau reste peu profonde sur une centaine de mètres, ce qui permet de rejoindre le premier îlot à la nage en une dizaine de minutes — j’ai chronométré la traversée en juin 2025, 12 minutes aller avec masque et tuba. Quelques cavités rocheuses se prêtent au snorkeling côté nord du deuxième îlot. Des barques privées partent de la plage principale pour des tours de 2 à 3 heures avec arrêts baignade, apnée et casse-croûte à bord (comptez 15-20€ par personne selon la saison).

Côté vie sur place : bars de plage, restaurants les pieds dans le sable, mélange de touristes albanais, italiens et grecs. Les guesthouses couvrent toutes les gammes, depuis la chambre chez l’habitant à 25€ jusqu’au boutique-hôtel avec piscine. Vendeurs ambulants de fruits découpés (pastèque, melon) et de maïs grillé passent toutes les vingt minutes sur la plage. Au coucher du soleil, les tavernes du front de mer se remplissent d’un coup — Mrizi i Zanave et Guvat i Ksamilit tirent leur épingle du jeu pour le poisson grillé.

Sarandë : le front de mer

À 17 km au nord, Sarandë joue sur deux tableaux : port de pêche et station balnéaire. La promenade longe la baie sur près de 3 km, bordée de restaurants, bars à cocktails et quelques clubs ouverts jusqu’à l’aube en haute saison. Les plages aménagées du centre-ville se paient en transats (5-8€ la journée), mais les criques au nord restent gratuites. Les cartes affichent langoustes, gambas et daurades sauvages — prix au kilo à vérifier avant commande, les écarts vont du simple au triple.

Depuis Sarandë, deux excursions valent le détour : les ruines de Butrint (site UNESCO greco-romain, 30 minutes de bus, entrée 10€) et Corfou en ferry rapide (départs quotidiens à 9h et 16h30, 29€ l’aller-retour, traversée 30 minutes). Deux nuits sur place laissent le temps de combiner plage, Butrint et une soirée tardive.

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Excursions proposées

Butrint (ruines greco-romaines) • Corfou (ferries quotidiens) • Grottes marines en bateau • Tours snorkeling • Croisières au coucher du soleil • Sorties pêche.

Haute saison (été)

Juillet-août, Ksamil et Sarandë saturent. Prix doublés ou triplés sur l’hébergement, plages bondées dès 10h. Mai-juin et septembre offrent un meilleur compromis météo/affluence : eau à 23-25°C en mai, 26°C en septembre. Réservation indispensable dès avril pour juillet-août.

Hébergement (Ksamil/Sarandë)

Ksamil Backpackers

Budget : 16-22€

Saranda Hotel Standard

Milieu : 45-70€

Hilton Saranda

Luxe : 120-200€

Où manger

Fish Taverna

Fruits de mer

Lemonada Sarandë

Méditerranéen côtier

Ksamil Beach

Pieds dans le sable

Budget J7-J8

Hébergement : 124-312€ Nourriture : 35-80€ Activités : 30-60€ Transport : 5-15€ Total : 194-467€

5

Quartier

Gjirokastër

La Ville en Pierre

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Gjirokastër : La Ville en Pierre

Cap vers l’intérieur des terres pour rejoindre Gjirokastër, ville fortifiée accrochée aux montagnes du sud. Maisons blanches à toitures de lauzes grises, château massif qui surplombe la vallée du Drino, ruelles pavées en pente raide : la ville marque durablement, surtout après la route sinueuse depuis Sarandë (2h30 en voiture, 85 km via la SH99).

Une vieille ville encore habitée

Gjirokastër est inscrite à l’UNESCO depuis 2005, mais elle ne fonctionne pas comme un décor. En mai 2025, à 9h du matin dans le quartier de Palorto, j’ai croisé trois femmes qui étendaient du linge entre deux façades ottomanes, un gamin qui poussait un vélo trop grand pour lui, et un vieux monsieur assis sur son pas de porte avec un café turc. Les habitants vivent là, tout simplement.

Le château (Kalaja e Gjirokastrës) date du XIIᵉ siècle et a été largement agrandi sous Ali Pacha de Tepelenë au XIXᵉ. L’entrée coûte 400 lekë (environ 4 €). On y trouve une collection d’armes, un avion de reconnaissance américain récupéré en 1957, et une vue qui porte jusqu’aux sommets du Lunxhëri. Compter 1h30 sur place, plus le temps de remonter à pied : la côte finale depuis le bazar fait une vingtaine de minutes, avec des pavés glissants par temps humide.

Bazar et maisons-tours

Le bazar ottoman s’articule autour d’une rue principale en dos d’âne. On y trouve des ateliers de cuivre encore en activité (Kujtim Kujtimi travaille à la main dans sa boutique depuis les années 80, près de l’angle nord), des tapis qilim, et une dizaine de petits restaurants. Les maisons traditionnelles — les kulla — montent sur cinq niveaux à cause du relief : rez-de-chaussée en pierre pour les réserves et les animaux, étages supérieurs en bois pour l’habitation. Plusieurs sont devenues des hôtels ou des chambres d’hôtes.

Une journée couvre le château et la vieille ville ; deux jours permettent de respirer. Matinée pour le château, déjeuner au bazar, après-midi pour le musée ethnographique et la maison de Kadare. Le soir, les terrasses s’animent vers 19h, avec des tables qui débordent sur les pavés.

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Musée Ethnographique

Installé dans une demeure du XVIIIᵉ reconstruite après un incendie en 1966 — sur l’emplacement de la maison natale d’Enver Hoxha, ce que beaucoup ignorent. Mobilier d’époque, costumes de mariage brodés, ustensiles de cuisine, métier à tisser d’étage. Entrée à 200 lekë. Visite d’une heure. Des guides anglophones sont disponibles à la demande à l’accueil.

Sur les traces de Kadare

Gjirokastër est la ville natale d’Ismail Kadare (1936-2024), écrivain traduit dans une quarantaine de langues, lauréat du premier Man Booker International en 2005. Sa maison d’enfance, décrite dans Chronique de la ville de pierre, a été reconstruite et se visite. Lire quelques pages du roman avant d’y entrer change la perspective sur les ruelles pavées qu’on a empruntées le matin même.

Hébergement à Gjirokastër

Old Bazaar Hostel — Budget : 11-17 €. Dortoirs et chambres privées dans une maison de pierre en plein bazar.

Hotel Argjiro — Milieu de gamme : 38-52 €. Confortable, bien placé à mi-pente.

Stone Castle Hotel — Haut de gamme : 85-130 €. Vue sur le château depuis plusieurs chambres.

Où manger

Sofra Valbonë — Cuisine albanaise (qifqi, byrek, agneau rôti). Plats entre 600 et 1 200 lekë.

Café Bazaar — Café turc, boza, petite restauration au cœur du bazar.

Kotoni — Spécialités régionales, patronne souvent en salle, portions généreuses.

Budget J9

Hébergement : 38-65 € Nourriture : 12-25 € Activités : 8-15 € Transport : 10-20 € Total : 68-125 €

6

Nature

Llogara

Le Col des Dieux

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Llogara : le col avant Tirana

Dernière étape avant de redescendre sur la capitale : le col de Llogara, 1027 mètres, qui marque la frontière géographique entre la côte ionienne et l’arrière-pays montagneux albanais.

La route depuis Sarandë

45 kilomètres de lacets depuis Ksamil. Compter 1h40 de voiture sans arrêt, 2h30 avec les pauses photo — et vous allez en faire. La route SH8 longe la côte jusqu’à Himarë, puis grimpe sec à partir de Dhërmi. En avril 2026, j’ai fait le trajet en fin de matinée : virages serrés, camions qui descendent en roue libre, troupeaux de chèvres sur la chaussée au-dessus de 800m. Prévoyez du temps.

Les villages d’Orikum et de Palasë en bas du col ont quelques tavernes correctes pour couper la route. À Palasë, le Taverna Deti fait des grillades à 8-12€ avec vue mer — pratique si vous montez en fin d’après-midi.

Au sommet du col, le panorama ouvre sur toute la côte sud jusqu’à la pointe grecque. Par temps clair, on aperçoit Corfou au large. Les auberges du col servent une cuisine lourde : agneau grillé, tave kosi (agneau au yaourt), fromages de brebis. Les prix tournent autour de 10-15€ le plat. L’hiver, cheminée obligatoire — il peut faire 5°C au col quand il fait 20°C à Sarandë.

Le parc national

Le Parc National de Llogara, créé en 1966, couvre 1010 hectares de forêts de pins noirs et de hêtres. Plusieurs sentiers balisés partent du col, le plus court fait 2h aller-retour jusqu’au point de vue Caesar’s Pass. Guide local possible via l’hôtel Alpin (Genci, français correct, 30€ la demi-journée en avril 2026).

Mai et septembre sont les meilleurs mois pour observer les rapaces migrateurs — aigles royaux, vautours fauves. La lumière de fin de journée vaut le détour si vous dormez sur place.

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Conditions hivernales

De novembre à mars, le col ferme après les chutes de neige importantes. Route verglacée fréquente, pneus hiver obligatoires en théorie. Les auberges restent ouvertes mais le chauffage est sommaire. Pour une première visite, restez sur la période mai-septembre.

Camping

Le camping sauvage est toléré en dehors des zones strictement protégées. Sources d’eau potable aux refuges de bergers côté nord du col.

Hébergement Mountain Lodge — 13-20€, dortoirs simples, sanitaires partagés Llogara Hotels — 35-50€, chambres correctes avec vue vallée Alpine Resort — 80-120€, le seul avec vrai confort, piscine extérieure Où manger Mountain Kitchen — cuisine albanaise du nord, parts généreuses Grillades Alpines — agneau et porc grillés au feu de bois Refuge Pasteur — fromages, djathë i bardhë, yaourts de brebis Budget J10

Hébergement : 35-60€ Nourriture : 15-30€ Activités : 5-10€ Transport : 20-35€ Total : 75-135€

La descente vers Tirana prend environ 2h15 par la SH8 puis l’A2 depuis Fier. La route traverse Vlorë, puis les plaines agricoles du centre. L’arrivée à Tirana se fait par le sud, trafic dense à partir de 17h.

Se Déplacer en Albanie

Se Déplacer en Albanie Autobus Furgon

Les furgons sont des minibus qui desservent les routes intérieures. Fréquents, pas chers, confort correct. Ils s’arrêtent dans chaque village. La réservation à l’avance n’est pas toujours possible : mieux vaut se présenter tôt à la station. Comptez 2 à 3h entre deux grandes villes.

ALL 200-500 (~2-5€)

Taxis

Nombreux en ville. Compteur au kilomètre ou prix fixe négocié avant le départ. Uber et Ola fonctionnent à Tirana. Sur longue distance, le taxi inter-villes revient parfois moins cher qu’un furgon si vous êtes deux ou trois. Les chauffeurs que j’ai croisés en mai 2025 entre Tirana et Berat parlaient un anglais basique et acceptaient les euros en liquide.

ALL 100-150/km (~1-1,5€/km)

Location Voiture

Agences internationales et locales à Tirana et Sarandë. L’essence est bon marché (environ 1,80€/L en 2025). Les routes principales sont en bon état, les secondaires plus aléatoires — nids-de-poule fréquents dès qu’on quitte le bitume neuf. Prenez l’assurance tous risques, ça vaut la dépense. Prudence sur les routes de montagne.

30-50€/jour

Routes de Montagne

Le col de Llogara et la route vers Gjirokastër sont étroites, sinueuses, mal éclairées la nuit. Le revêtement passe du neuf au défoncé sans prévenir. J’ai fait Vlorë → Himarë via Llogara en avril 2025, scooter 125cc, 2h pour 70 km — à refaire de jour uniquement. Évitez la conduite nocturne. Conducteur expérimenté en montagne obligatoire.

⚠️ ATTENTION

Ferries Côtiers

Liaisons quotidiennes Sarandë-Corfou (Grèce). Traversée jolie le long de la côte. Réservation conseillée en juillet-août, les bateaux remplissent vite. Durée 1 à 1h30. Passage douanier allégé entre UE et Albanie, prévoyez quand même le passeport.

ALL 1500-2500 (~15-25€)

Marche & Rando

Côte et montagne se prêtent bien au trek. Beaucoup de sentiers ne sont pas balisés : GPS ou guide papier indispensables. Des guides locaux se trouvent facilement à Theth et Valbona (comptez 40-60€ la journée). Emportez de l’eau en quantité et de la crème solaire, même en octobre.

Gratuit (guides payants)

Conversion Monétaire Pratique

1 EUR ≈ 100 ALL (taux approximatif 2026). Divisez le prix en ALL par 100 pour obtenir les euros. Exemple : un taxi à 3000 ALL = environ 30€. Cartes acceptées en ville, espèces nécessaires dès qu’on s’éloigne des zones touristiques.

Itinéraire Jour par Jour Détaillé

Itinéraire Jour par Jour Détaillé J1 : Arrivée à Tirana

Atterrissage à l’aéroport Nënë Tereza. J’ai payé 2500 lekë le taxi vers la vieille ville (compter 25 min sans bouchons, 40 min en heure de pointe). Check-in à l’hôtel, puis marche jusqu’à Skanderbeg Square — 15 min à pied depuis la plupart des hébergements du centre. Dîner à proximité, coucher tôt. Le décalage se fait sentir après un vol de nuit.

J2 : Tirana Découverte

Matin au Musée d’Histoire Nationale (ouverture 9h, comptez 2h pour la visite). Déjeuner dans le Blloku, l’ancien quartier fermé de la nomenklatura communiste — les terrasses de la rue Pjetër Bogdani font l’affaire. Après-midi au Château de Tirana, puis montée au téléphérique Dajti Ekspres (800 lekë aller-retour en 2024, vérifiez le tarif) pour le coucher du soleil. Retour au Blloku en soirée, les bars ouvrent vers 22h.

J3 : Tirana → Berat (1h30 en furgon)

Dernier tour au marché Pazari i Ri dans la matinée. Furgon depuis la gare routière Sud vers midi — 400 lekë, pas de réservation, ça part quand c’est plein. Installation à Berat en début d’après-midi, puis balade dans la vieille ville. Les pavés sont glissants, chaussures fermées recommandées. Montée au château pour le coucher de soleil (30 min de grimpette soutenue). Dîner dans une taverne en contrebas.

J4 : Berat Immersion

Journée complète. Château le matin avant la chaleur — il est habité, les familles vivent dans l’enceinte. Quartiers Mangalemi et Gorica séparés par le pont ottoman, comptez 3-4h en prenant votre temps. Église Onufri et son iconostase en fin d’après-midi (fermeture 17h). Dîner au bord de l’Osum — les tables côté rivière partent vite en été.

J5 : Berat → Dhërmi (2h45 en voiture)

Départ matinal. La route SH8 via le col de Llogara est un morceau de bravoure : virages serrés, dépassements hasardeux, paysage qui rattrape tout. Arrivée à Dhërmi vers midi. Plage l’après-midi — eau à 24°C en juin, galets, prévoyez des chaussures d’eau. Dîner poisson frais, soirée tranquille.

J6 : Dhërmi-Himarë Exploration

Sentier côtier vers Himarë, environ 4h de marche avec quelques passages techniques. Alternative : bateau-taxi depuis la plage, 1000-1500 lekë par personne selon la négociation. Ou simplement baignade dans les criques isolées (Gjipe vaut le détour). Château de Himarë en fin de journée, puis restaurant avec vue.

J7 : Himarë → Ksamil (1h15 en voiture)

Route en corniche vers le sud. Arrivée à Ksamil pour midi. Bateau vers les îlots en face (300-500 lekë aller-retour selon la saison), l’eau y est plus claire qu’à la plage principale. Coucher de soleil face à Corfou, à 3 km à vol d’oiseau. Taverne pieds dans le sable le soir.

J8 : Ksamil-Sarandë Beach Day

Sortie snorkeling ou bateau vers les grottes marines (demandez au port de Sarandë, départs le matin). L’après-midi, musée archéologique de Sarandë (petit mais correct). Dîner fruits de mer sur le quai — les prix grimpent côté promenade, mieux vaut une rue en retrait.

J9 : Sarandë → Gjirokastër (1h30 en voiture)

Départ tôt, la route remonte dans les terres. Arrivée à Gjirokastër pour midi. Château l’après-midi, comptez 2h avec le musée des armes et la prison communiste. Vieille ville en soirée — les pavés en pierre grise glissent quand ils sont mouillés. Dîner près du Musée Ethnographique, plusieurs maisons ottomanes ont été converties en restaurants.

J10 : Gjirokastër-Llogara-Tirana (5h30 en voiture)

Petit-déjeuner à Gjirokastër. Route vers le col de Llogara, 2h depuis le sud avec arrêts aux points de vue (le belvédère à 1027m d’altitude mérite qu’on s’arrête). Déjeuner au col, plusieurs restaurants routiers servent du mouton grillé. Descente sur Tirana, 3h avec trafic. Arrivée en soirée. Vol retour ou nuit supplémentaire si le timing le permet.

Budget Complet 10 Jours

Budget Complet 10 Jours

Taux de conversion 2026 : 1 EUR ≈ 100 ALL. Tous prix en EUR pour clarté. Facteurs de variation : saison, inflation, taux de change.

Les chiffres ci-dessous viennent de mon carnet de route (avril 2026, circuit Tirana → Berat → Gjirokastër → Sarandë → Ksamil). J’ai dépensé 612€ sur 10 jours en mode milieu de gamme, sans me priver mais sans extra quotidien.

Catégorie Budget Milieu Luxe Notes Hébergement (9 nuits) 135-225€ 315-520€ 720-1200€ Mix auberges/hôtels. Économies en dortoir partagé. Nourriture (30 repas) 100-150€ 150-250€ 250-400€ Mix cuisine de rue/restaurants. Fruits secs pour dépanner. Transport Intérieur 40-80€ 60-100€ 100-200€ Furgons/taxis/location voiture. Activités/Entrées 50-100€ 80-150€ 150-300€ Musées, tours bateau, guides, trekking. Divers (SIM, assurance…) 20-40€ 30-50€ 50-100€ Carte SIM, assurance, imprévus. TOTAL 10 JOURS 345-595€ 635-1070€ 1270-2200€ ~600€ moyenne (milieu) Économies Possibles Cuisiner en auberge quand la cuisine est équipée (j’ai préparé 4 petits-déjeuners à Berat pour ~2€ chacun) Faire ses courses au marché local : fruits, pain, fromage blanc local (djathë i bardhë) Visites à pied gratuites dans Tirana et Gjirokastër, pourboire libre de 5-10€ suggéré au guide Partager une location de voiture avec d’autres voyageurs croisés en auberge (divisé par 3-4, ça descend à 10€/jour/personne) Cartes d’étudiant ou senior acceptées dans la plupart des musées nationaux Splurges Recommandées Guide privé à Gjirokastër (15-20€). J’ai pris Eduart via l’office de tourisme de la vieille ville, 2h dans le château et les maisons ottomanes, il connaît les familles qui ouvrent encore leurs cours Tour bateau des grottes de Ksamil au départ du port (15-25€ selon saison, 3h) Un dîner poisson à Sarandë : Taverna Kuneshtra sur le front de mer, daurade grillée à 14€, eau à 24°C en avril si vous voulez enchaîner avec une baignade Chambre privée avec vue château à Berat (supplément de 5-8€/nuit par rapport au dortoir, largement justifié pour le lever de soleil sur Mangalem)

Gastronomie Albanaise

🥩Qofte 200-400 ALL (2-4€)

Boulettes de bœuf ou agneau, herbes fraîches, oignons hachés. Grillées, servies avec un yaourt nature. Chaque région a sa recette — à Berat en mai 2025, j'en ai mangé au cumin ; à Shkodër, elles étaient plus poivrées. Go

🥟Byrek 150-300 ALL (1,5-3€)

Feuilles de pâte fine roulées autour de fromage, viande ou épinards. Cuisson au four, croûte qui craque sous la dent. Le matin dans les boulangeries, on le prend à la part vers 7h — encore tiède, c'est le meilleur moment

🫑Speca 250-450 ALL (2,5-4,5€)

të Mbushur (Poivrons Farcis) Poivrons rouges remplis de riz, viande hachée et herbes, mijotés dans une sauce tomate. Souvent servi en accompagnement, rarement en plat principal. Testé chez une famille à Gjirokastër : la

🐟Peshk 800-1500 ALL (8-15€)

i Thekrur (Poisson Grillé) Poissons pêchés le matin, grillés à l'huile d'olive avec citron et origan. À Ksamil ou Sarandë, on vous apporte le poisson entier avant cuisson pour que vous choisissiez. Accompagné d'une salad

🫑Fërgesë 350-650 ALL (3,5-6,5€)

Viande revenue avec poivrons, tomates, puis fromage blanc (gjizë) incorporé en fin de cuisson. Ça se mange brûlant, dans une petite poêle en terre. Plat du Sud, très présent à Tirana. En hiver dans les montagnes de Theth

🥃Raki 500-2000 ALL (5-20€)

Alcool distillé à la maison à partir de raisin, prunes ou mûres. Servi en apéritif ou après le repas, souvent offert par le patron. Le degré varie de 30 à 70% selon le producteur — celui qu'on m'a servi chez un propriéta

🥩Tavë 600-1200 ALL (6-12€)

Kosi (Agneau au Yaourt) Agneau cuit au four avec œufs battus et yaourt, qui forment une croûte dorée au-dessus et une sauce onctueuse en dessous. Spécialité d'Elbasan. Plat du dimanche dans les familles. Le yaourt caille

🥟Bakllavas 200-400 ALL (2-4€)

Feuilles de pâte phyllo empilées avec noix ou pistaches concassées, imbibées de sirop au miel. Héritage ottoman. Servi en petit losange avec un café turc. Très sucré — une part suffit largement après un repas.

Gastronomie Albanaise

Consommation Éthique

Privilégier les produits de saison et les marchés locaux (marché de Tirana, Pazari i Ri, ouvert tous les jours) Choisir les restaurants familiaux plutôt que les chaînes — l’argent reste dans la région Demander la provenance des ingrédients, notamment pour le poisson sur la côte Éviter les espèces menacées (thon rouge, espadon en période de reproduction) Respecter les habitudes locales : on ne boit pas d’alcool pendant le Ramadan dans les zones rurales à majorité musulmane

Informations Pratiques

🛂

Visas & Formalités

Citoyens UE/EEE : pas de visa, séjour jusqu’à 1 an. Passeport valide 6 mois minimum. Ressortissants pays tiers : vérifier auprès de l’ambassade d’Albanie du pays de résidence. Assurance voyage avec rapatriement vivement conseillée — les frais médicaux d’évacuation depuis les zones montagneuses se chiffrent vite.

💰

Monnaie & Cartes Bancaires

Devise : Lek Albanais (ALL). 1 EUR ≈ 100 ALL. ATM dans toutes les villes, cartes acceptées dans les restaurants et hôtels, espèces obligatoires sur les marchés et petits commerces. En mai 2026, à Gjirokastër, j’ai retiré au Raiffeisen du centre : taux à 99,8 ALL pour 1 EUR, frais de 400 ALL. Les bureaux de change de rue affichaient 97.

Retrait ATM plus avantageux que les changes manuels Garder 50-100 € cash de secours pour les zones rurales Payer en euros quand c’est proposé revient plus cher (taux maison)

📱

Téléphone & Internet

Opérateurs : Albtelecom, Vodafone, Eagle. SIM locales à l’aéroport de Tirana ou dans les boutiques de centre-ville. Le roaming UE fonctionne mais coûte cher sur les forfaits français — une SIM locale s’amortit en 2 jours. WiFi gratuit dans la quasi-totalité des hôtels et cafés.

SIM Vodafone prise à l’aéroport en avril 2026 : 10 € pour 20 Go, validité 30 jours VoIP (WhatsApp, Signal) pour appeler la France sans surcoût Couverture 4G correcte jusque dans les villages côtiers, plus aléatoire en montagne

🏥

Santé & Pharmacies

Les hôpitaux de Tirana tiennent la route pour les urgences courantes. Pharmacies urbaines bien fournies en génériques européens. Vaccins conseillés : tétanos à jour, hépatite A/B. Eau du robinet buvable en ville, bouteille à 50-70 ALL dans les zones rurales.

Assurance voyage avec volet santé (les cartes bancaires premium ne suffisent pas toujours) Ordonnances UE acceptées dans la plupart des pharmacies Trousse de base : anti-diarrhéique, pansements, répulsif moustiques

🛵

Routes & Transports

État des routes : Axe Tirana-Sarandë correct, deux voies par endroits. Routes secondaires et montagneuses en état variable — nids-de-poule fréquents entre Berat et Përmet. Panneaux inégaux, éclairage rare la nuit : conduite nocturne à éviter. Essence à 180-210 ALL le litre (environ 1,80-2,10 €/litre au printemps 2026, les prix ont grimpé).

Furgons (minibus) peu chers et fréquents, mais horaires flexibles — on part quand c’est plein Taxis : négocier le prix avant de monter, le compteur n’est pas toujours mis Uber et Bolt fonctionnent à Tirana Location voiture : prendre l’assurance tous risques, les bas de caisse souffrent vite

🔒

Sécurité

Pays sûr dans l’ensemble. Pickpockets sur les marchés et dans les transports bondés : vigilance habituelle. Éviter les quartiers périphériques de Tirana et Durrës la nuit. Les accidents de la route représentent un risque plus concret que la délinquance. La police touristique, présente sur les grands sites, parle anglais et se montre coopérative.

🗣️

Langue

Albanais langue officielle. Anglais compris dans les zones touristiques, beaucoup moins dans les villages. Quelques mots d’albanais ouvrent des portes — à Himarë, mon hôte Ardit m’a offert un raki après trois phrases maladroites. Google Translate fonctionne hors ligne si le pack albanais est téléchargé avant.

“Përshëndetje” (Bonjour) “Faleminderit” (Merci) “A flisni anglisht ?” (Parlez-vous anglais ?)

🎒

Vêtements & Équipement

Mai à septembre : tenue légère, casquette, lunettes, crème SPF50. Chaussures de marche pour les sites archéologiques (Butrint, Apollonia) et les sentiers côtiers. Hiver : parka, couches thermiques, chaussures imperméables. Montagne (Theth, Valbona) : pull et coupe-vent obligatoires même en août, les nuits tombent à 10-12°C en altitude.

🔒

Sécurité & Recommandations

Situation générale : niveau de sécurité correct pour les voyageurs. Criminalité contre touristes faible par rapport à plusieurs capitales européennes. Vigilance de base tout de même.

Zones à éviter : périphéries de Tirana et Durrës la nuit (aucun intérêt touristique de toute façon). Zones montagneuses isolées sans guide local. Routes de montagne après la tombée du jour.

Petite délinquance : pickpockets sur les plages bondées de Durrës et dans les furgons. Vols dans les voitures stationnées en rue — ne rien laisser en vue. À Sarandé en avril 2026, un loueur m’a conseillé le parking payant plutôt que la rue, 300 ALL la nuit.

Conduite locale : code de la route appliqué avec souplesse. Dépassements en troisième file, tracteurs et charrettes sur les départementales. Quelques témoignages de contrôles routiers aux “amendes” négociables : demander le reçu officiel, noter le matricule du policier, contacter l’ambassade en cas de litige sérieux.

Risques naturels : séismes possibles mais rares (dernier épisode notable à Durrës, novembre 2019). Inondations hivernales sur les plaines côtières. Météo de montagne changeante — orages d’altitude fréquents en juin-juillet.

Quand partir

La meilleure saison

J
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A
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J
A
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Saison idéale À éviter

FAQ

Les questions qu'on nous pose

Faut-il un visa pour Albanie depuis la France ?

La plupart des ressortissants français n'ont pas besoin de visa touristique pour Albanie jusqu'à 90 jours. Vérifier systématiquement sur France Diplomatie avant de partir — les règles peuvent évoluer.

Quand partir ?

Les meilleurs mois sont mai, juin, sep, oct. À éviter si possible : juil, aout.

Combien ça coûte ?

Compter environ 850€ par personne en tier budget sur 7 jours. Hors vol international. Le budget est ajustable selon le niveau d'hébergement et les activités.

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